Tu penses que la lumière
Est, ce que voient tes yeux
Filtrée par la prière
Elle réalisera tes vœux.
Je pense aux voyages terrestres, aux croisières, aux pays visités.
A chaque fois que j’imagine l’un deux, j’y suis.
L’entrée en Australie, par Sydney, j’entends les conversations en brouhaha, cet officier des douanes qui découvre de la nourriture dans une valise et qui accuse le touriste de mensonge puisqu’il a omis de le signaler sur sa déclaration.
Ce jeune routard qu’on accuse d’avoir de faux papiers, il se dit italien en provenance de Rome, mais il est en réalité Albanais.
Je le vois dans son aura, il ment.
Le mensonge a une couleur grise, qui provoque une sorte de brouillard ténu, oblitérant les formes des images produites par ce qui est proféré.
Lorsqu’une personne ment souvent, elle traine cette couleur grise dans son aura.
En observant les entités incarnées, on peut voir par l’épaisseur de cette couche grise si le porteur est adepte de la vérité ou du mensonge.
Lorsque l’on meurt, ce gris reste attaché à l’image que l’on se fait de soi-même.
A voir la mienne, j’ai dû utiliser le mensonge plus souvent que je ne m’en souviens.
Et puis c’est Houston, Philadelphie, Anchorage, Nome, où l’océan est déchaîné.
Moscou, Shangaï, Tokyo, Hanoï, bien d’autres places, qui défilent rapidement, avec des détails saisissants lors de chaque arrêt.
Tout à coup, je vois la lune, j’y suis, il y a une agitation incroyable sur cet astre, qui semble mort aux terriens que nous sommes, mais qui change selon le niveau de vibration.
La lumière du soleil est chaude, enveloppante, d’une clarté tranquille.
Celle des étoiles sont de diverses couleurs, comme éclairées de l’intérieur, c’est magnifique.
Des structures modernes sortent de cratères habilement décorés comme autant d’hymnes à la vie.
Mars, que je visite rapidement dans la foulée est habitée par une civilisation avancée, J’y vois des oriflammes très étranges, représentant une forme de confédération galactique.
Vénus est saturée de maisons toutes plus hautes les unes que les autres, avec des habitants hominiens qui paraissent longilignes et de couleur bleue.
Ils me saluent au passage et je me rends compte qu’ils me voient.
Un nom me vient à l’esprit, les Avians.
Ce doit être la famille de cette race, dont les vibrations semblent très proches du niveau 1.
Je crains soudain d’avoir perdu mon chemin, je pense à ma maison, sur la terre, m’y voilà de retour.
Tiens, l’alentour de la construction a changé. Il y a un chien dans le jardin.
On dirait qu’il perçoit ma présence, je sens qu’il a envie d’aboyer, cependant il n’ose pas ou ne sait pas quoi faire.
Je m’approche de lui, il a un regard plein de gentillesse et de bonté.
Elle apparaît par la porte arrière, on dirait qu’elle a pris quelques années, habillée très chiquement, ses cheveux réhaussés, belle femme.
Je l’appelle doucement.
Malgré moi, il me semble avoir crié.
Un homme, la soixantaine, les cheveux blanc, costume et cravate sors derrière elle et ferme la porte à clé en appelant le chien, qui cours vers lui en aboyant.
Il est donc chez lui.
Il la prend par l’épaule, ils s’engagent sur le chemin du couvert à voitures, le chien sur leur talon, qui se retourne fréquemment vers moi.
Je perçois sa voix murmurer.
-C’est drôle j’aurais juré l’entendre m’appeler.
-C’est ton imagination ma belle. A voir, tu penses encore beaucoup à lui.
-C’est que je l’ai beaucoup aimé, on était très fusionnels.
-Je sais, je sais et c’est bien ce qui m’énerve.
-Mais non, chaque personne reçoit la dose d’amour qu’il ou elle provoque.
Parfaite logique.
Une petite pointe de jalousie m’assaille, ce qui change légèrement mon niveau vibratoire, le décor devient plus rouge.
Elle qui m’avait juré qu’il n’y avait que moi, à voir, j’ai vite été remplacé.
Mon ego en prend un bon coup.
Sous l’abris, deux véhicules sans roue, d’une forme très futuriste semblent en sustention.
Etranges engins.
Soudain, je revois une ombre, mon fils.
Il est là, assis à un bureau dans une salle très lumineuse, en pleine conversation avec un ou une correspondante, parlant d’un voyage vers la lune, avec un stop à la station spatiale.
Il n’a pas beaucoup changé, un peu plus mature peut-être.
L’écran qu’il observe est de forme cubique, il flotte dans l’air en dessus du meuble.
Une structure éthérée projette la date et l’heure du moment vers le plafond.
Ah, quand même, je suis passé depuis plus de 10 années terrestres. Quelle imagination de réalités futuristes.
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